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Eysse Saliouse Rimande Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Fredfred   
21-10-2007

 

LES VALLEES DE L'EYSSE, DE LA SALIOUSE ET DE LA RIMANDE

1 Le Moyen Age



    Aux confins du Vivarais et du Velay, les vallées de L'Eysse, de la Saliouse et de la Rimande drainent le versant oriental du Mézenc en direction de L'Eyrieux. L'altitude y est dans l'ensemble élevée et le climat rigoureux. Les voies de communications au Moyen Age sont rares et médiocres. Les grands flux se font à la marge : l'itinéraire régional de la vallée du Rhone au Puy par Mézilhac passe au sud, celui par Saint Agrève passe au nord et à l'ouest, la voie de moindre importance du Cheylard à Saint Agrève passe à l'est. Précocément soumises dans leur partie amont par les redoutables seigneurs du château voisin du Mézenc ou leurs descendants, et dans leur partie aval par les seigneurs de Chateauneuf, ces vallées apparaissent dans la documentation au Xe siècle, à la faveur de donations faites aux abbayes du Monastier, de Pebrac puis de Bonnefoy, le plus souvent à l'occasion d'un départ pour Jérusalem ou sur un lit de mort.

Les églises de Saint Martin de Valamas, de Borée, Saint Clément, de Saint Julien de Chateauneuf sont ainsi données ou restituées à St Chaffre à la fin du XIe siècle alors que celles de Chanéac et la Chapelle-sous-Chanéac sont données à Pébrac. Plusieurs châteaux, avant postes de celui du Mézenc, apparaissent aussi au fil des donations avec autant de seigneurs issus du lignage du Mézenc : Chambarlhac au début du Xe siècle, Contagnet et Chateauneuf au XIe, Fourchades au XIIe. Le château de Fay n'apparaît dans la documentation qu'au XIIIe mais doit exister bien avant : le mandement est évoqué dès la fin du XIe.

L'influence du Puy, alors deuxième ville du Languedoc et prestigieux centre religieux, la dépendance vis à vis des abbayes vellaves et des seigneurs du Mézenc ou de leurs descendants, en font un espace peut-être plus tourné vers le Velay que vers le Vivarais ou la vallée du Rhône bien que les communications soient de toute façon mal aisées dans les deux directions.

La plus ancienne mention de moulin date ici de la fin du XIIe : en 1193 les seigneurs du Mézenc donnent à Bonnefoy tout ce qu'ils possèdent à Molines. Le toponyme signifie très probablement la présence d'un ou plusieurs moulins en ce lieu bénéficiant d'abondantes sources. Les chartreux possèdent par la suite un moulin à blé et chanvre à Maisonneuve dans la combe du Pradal.

A partir du XIVe siècle apparaît la documentation seigneuriale : la haute vallée de l'Eysse est renseignée par le terrier de Fourchades et les archives de Rozière, du Chambon et de Tautillac exploitées par Paul Camus. Les basses vallées de L'Eysse et de la Saliouse sont renseignées par le chartrier du moulin d'Issas.



Dernière mise à jour : ( 13-06-2009 )
 
Source: Eysse Saliouse

Pierre-yves Laffont : Atlas des châteaux du Vivarais (Xe-XIIIe siècles).Lyon : association lyonnaise pour la promotion de l'archéologie en Rhône-Alpes, 2004 (Document d'archéologie en Rhône-Alpes et Auvergne n°25)


Franck Brechon : Réseau routier et organisation de l'espace en Vivarais et sur ses marges au Moyen Age. Doctorat d'histoire. Université Lumière Lyon 2, 2000. thèse en ligne ici .


Paul Camus : Saint Martial en Boutières et la seigneurie de Fourchades. Lyon : les Amis de Paul Camus, 2005 3 vol.


Archives Départementales de l'Ardèche : Chartrier du moulin d'Issas